La clé de la réussite - How to succeed: le Mindset

Nous avons tous des rêves. Certains d'entre nous rêvent de faire le tour du monde, d'autres de construire une grande carrière, d'autres encore de fonder une famille solide, et d'autres enfin d'être simplement heureux. Et c'est formidable, non ? Ça l’est !


De mon côté, j’avais un objectif un peu fou : en pleine pandémie et restrictions de voyage, mon but était de prendre un avion depuis Montréal jusqu’à Tahiti afin de prendre possession de Venus et de le ramener jusqu’au Québec. C'était une idée assez folle, un projet qui était un mélange équilibré de folie et d'aventure.

Il y avait beaucoup d’épreuves qui nous attendaient et je vais me permettre de vous en faire une très brève liste :

- Mettre ma vie en pause et tout réorganiser dans l’espace de 3 mois

- Rentrer en Polynésie qui était extrêmement fermée à ce moment-là.

- Prendre possession et préparer en 7 jours un voilier que je n’avais jamais vu en vrai.

- Planifier et réaliser plusieurs navigations océaniques à travers l’Océan le plus grand du monde, le Pacifique, contre les courants et les vents dominants.

- Avoir la responsabilité totale du voilier ainsi que de la vie des équipiers à bord pendant la totalité de l’expédition

- Et ainsi de suite…


Je n’avais jamais été propriétaire d’un bateau avant, je ne roule pas sur l’or, je n’avais jamais préparé de bateau pour une traversée, je n’avais jamais été capitaine lors d’une expédition océanique, je n’avais jamais été plus de deux semaines non-stop à bord d’un voilier, etc…


Autant vous dire que c’était un vrai défi. Autant un défi personnel, qu’un défi psychologique. Suis-je prêt? Suis-je suffisamment préparé? Ais-je suffisamment de connaissances pour réaliser cette expédition? Vais-je mourir? (Oui, il faut se poser cette question des fois! Haha)



Lorsque nous étions encore en Polynésie, nous avions devant nous la première étape du demi-tour du monde qui nous attendait : des Marquises au Panama, face au vent.

Face à la difficulté de ce qui nous nous préparions à réaliser, « Vous êtes fous » c’est ce que nous disaient les navigateurs rencontrés lors de nos dernières escales de préparation

La difficulté est une chose, mais l’une des grandes leçons de cette aventure, c’est que, peu importe l’expérience de chacun, le courage ou la force, tout est une question d’état d’esprit, le fameux « mindset ».


Mais le Mindset c’est quoi?

C’est de prendre conscience de ce qui peut arriver, de ce qui peut mal aller, des problèmes qui peuvent surgir. C’est de prendre conscience qu’il faut être prêt à s’adapter, à endurer et à faire face à des situations peu confortables, difficiles et imprévues.

En avoir conscience c’est la première étape. L’étape suivante c’est d’avoir la capacité de garder une attitude positive face à ces défis, de regarder au-delà des difficultés, au-delà des problématiques. Trop souvent c’est plus tard qu’on se rend compte que ce n’est pas la destination qui compte, la destination qui est belle, mais le chemin parcouru pour y arriver. Alors vivez et profitez du chemin avec tous ses détours.

Combien de fois ais-je eu envie de jeter l’éponge? Plein de fois. Et c’est normal. Mais lorsque le problème est derrière nous, on est bien contents de ne pas l’avoir jetée, d’avoir continué à croire à son projet.

Et on sort de cette expérience changée, plus fort, plus résilient même peut-être.


« Le but est de quitter la Polynésie française et de se rendre jusqu’au Panama. Nous ne savons pas quel jour nous allons lever l’ancre. Nous estimons une durée de 45 jours mais nous embarquons de la nourriture et de l’eau pour 60 jours. Ceci dit, nous ne savons pas combien de temps va durer la traversée. Je ne peux même pas vous garantir que nous allons y arriver. Mais si vous êtes prêts à vivre l’aventure d’une vie, à passer au travers des moments difficiles, inconfortables, à avoir froid, faim, être fatigués et vivre ensemble en autonomie complète pendant plus d’un mois en plein milieu d’un océan, vous êtes les bienvenus. » Tel était le message que j’avais envoyé à ceux qui deviendraient nos équipiers pour la traversée du Pacifique. À première vue ça ne vend pas de rêve, et pourtant.

Car une fois préparés au pire, tout le reste n’est que du positif.


Je vous assure, ces dernières années ont été pleines d’apprentissage, de croissance personnelle, de rencontres, de moments uniques mais aussi d’expériences difficiles et marquantes qui ont façonné la personne que je suis aujourd’hui. En tant que capitaine, lorsqu’on lève l’ancre pour traverser l’océan le plus grand du monde à contre sens, c’est accepter et assumer de prendre la responsabilité du voilier, de l’expédition, mais surtout de l’équipage. En mer, chacune des décisions prises a un impact direct sur l’embarcation mais aussi et surtout sur les équipiers à son bord.




Aujourd’hui nous avons parcouru plus de 15 000 miles nautiques, avec 6 navigations océaniques, nous avons réalisé des traversées de plus de 1 mois au près, avec le vent et le courant contre nous. Et aujourd’hui nous avons accompli notre première expédition, notre premier projet qui était de ramener Venus au Québec.


Je peux vous assurer que beaucoup de gens ne croyaient pas en nous.

Beaucoup ont douté.

Beaucoup pensaient que nous n'y arriverions jamais.


Mais je vous rassure, tout est question d’ÉTAT D’ESPRIT.

Le secret est d’y CROIRE, de garder l’ENERGIE et la PERSÉVÉRANCE.


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